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Rune Factory: Guardians of Azuma – Un souffle nouveau
 ou une simple brise familiùre ?

Test · Avis / Tests / Nintendo Switch 2

Rune Factory: Guardians of Azuma – Un souffle nouveau
 ou une simple brise familiùre ?

· 5 min de lecture · Par Echoes Of Geeks
2

Nous remercions Maximmum Entertainment pour sa confiance et cette chance qui nous a été attribuée de réaliser un article sur Rune Factory: Guardians of Azuma.

Ce test reprĂ©sente notre avis sur le jeu, il est donc plus ou moins « subjectif » mĂȘme si nous essayons d’ĂȘtre le plus neutre possible. Vous pouvez donc vous baser Ă©galement sur les tests rĂ©alisĂ©s sur d’autres sites afin d’avoir un avis plus global.

Le test a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© sur une version Nintendo Switch 2 du jeu, offerte par l’Ă©diteur.

Le jeu Rune Factory: Guardians of Azuma est sorti sur PC (STEAM) , Nintendo Switch et Nintendo Switch 2 le 5 juin 2025. Il est proposĂ© au prix de 69,99€ en dĂ©matĂ©rialisĂ© sur le store Nintendo pour la version Nintendo Switch 2, 59,99 € pour la Version Nintendo Switch et Ă©galement pour la Version STEAM.

Développé et édité par Marvelous, ce nouvel opus reprend les bases classiques de la licence tout en proposant quelques nouveautés intéressantes
 mais avec quelques changements aussi.

Si vous avez dĂ©jĂ  touchĂ© Ă  un Rune Factory, vous ne serez pas dĂ©paysĂ©s : combats en temps rĂ©el, culture des champs, artisanat, cuisine, pĂȘche, relations sociales
 tout y est. Le jeu repose toujours sur cette boucle de gameplay qui mĂȘle action-RPG et gestion de village avec une efficacitĂ© redoutable. Ce qui m’a plu, c’est l’évolution du personnage au fil de ses actions : plus on forge, plus on s’amĂ©liore en forge, pareil pour la magie, la cuisine, le jardinage et les combats
 C’est simple, logique, et gratifiant.

Le systĂšme est fluide, les combats sont un peu plus dynamiques qu’avant, et on prend plaisir Ă  s’amĂ©liorer, Ă  construire petit Ă  petit sa routine.

Une des nouveautĂ©s, c’est la possibilitĂ© de placer des maisons et des Ă©tablissements dans le village Cela change de s’occuper uniquement d’une ferme. En soi, l’idĂ©e est bonne : chaque bĂątiment apporte un bonus (production, relations, etc.), et on sent qu’on participe vraiment Ă  la prospĂ©ritĂ© du lieu.

Mais il y a un “mais” : les emplacements de construction sont imposĂ©s. On ne peut bĂątir que dans des zones spĂ©cifiques, signalĂ©es en vert olive sur la carte, et encore, uniquement Ă  certains points bien prĂ©cis. RĂ©sultat : toute la dimension “amĂ©nagement du village” perd un peu de sa magie. C’est regrettable, car on sent qu’il y avait le potentiel pour proposer une expĂ©rience plus libre et personnalisable.

De plus, bien que plusieurs villages soient Ă  amĂ©nager, une certaine redondance dans les bĂątiments finit par se faire sentir. Heureusement, cela se renouvelle un peu du cĂŽtĂ© de l’agriculture : chaque village, qu’il soit printanier, estival, automnal ou hivernal, permet d’expĂ©rimenter des cultures diffĂ©rentes, ce qui apporte une touche de variĂ©tĂ© bienvenue.

Heureusement, un autre aspect vient contrebalancer cette rigiditĂ© : on peut attribuer diffĂ©rentes tĂąches aux villageois. Certains peuvent ĂȘtre envoyĂ©s couper du bois, d’autres miner, rĂ©colter des ressources, ou encore gĂ©rer un commerce. C’est un vĂ©ritable atout pour la gestion quotidienne, qui permet non seulement de gagner du temps, mais aussi de faire progresser efficacement la communautĂ©.

D’autant plus que chaque villageois possĂšde ses propres compĂ©tences
 ou ses dĂ©fauts. Il faut donc rĂ©flĂ©chir soigneusement avant de les affecter Ă  un poste, car un mauvais choix peut ralentir toute la production. Ce systĂšme ajoute une dimension stratĂ©gique bienvenue.

Autre mĂ©canique importante : les relations avec les habitants. Pour progresser dans certains aspects du jeu, il est essentiel de parler rĂ©guliĂšrement aux villageois et de leur offrir des cadeaux (leurs objets prĂ©fĂ©rĂ©s, si possible). En renforçant vos liens, vous dĂ©bloquez de nouveaux dialogues, des Ă©vĂ©nements spĂ©ciaux
 et surtout, la possibilitĂ© d’en emmener certains avec vous lors des phases d’exploration ou de combat. C’est super utile, surtout quand vous partez dans des zones un peu plus costaudes. Le casting est d’ailleurs assez riche, avec une belle variĂ©tĂ© de personnages aux personnalitĂ©s bien distinctes, ce qui rend les interactions d’autant plus plaisantes.

Le jeu s’ouvre sur une cinĂ©matique d’introduction certes classique, mais diablement efficace : deux personnages s’affrontent Ă  dos de dragons dans un combat spectaculaire
 qui tourne mal. Votre avatar (homme ou femme selon votre choix) se rĂ©veille ensuite, amnĂ©sique, dans un sanctuaire mystĂ©rieux. Un dĂ©but dĂ©jĂ  vu, peut-ĂȘtre, mais qui fonctionne bien et plante immĂ©diatement le dĂ©cor. On sent dĂšs les premiĂšres minutes que l’univers est plus soignĂ© et cohĂ©rent que dans certains Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents. Une vraie promesse d’aventure, avec ce petit frisson de “grande quĂȘte” qui dĂ©marre.

Il faut noter que Guardians of Azuma n’est pas un open world au sens strict et ce n’est pas plus mal. Ce sont plutĂŽt des zones ouvertes, interconnectĂ©es, avec des environnements variĂ©s Ă  explorer. Et franchement, ça suffit : chaque zone est vivante, avec des ennemis, des ressources Ă  rĂ©colter, des coins cachĂ©s


Et cerise sur le gĂąteau : on peut voler Ă  dos de dragon pour survoler les paysages, explorer la carte vue du ciel et choisir librement son point d’atterrissage. Les premiĂšres fois, la sensation est grisante, presque magique, et apporte un vrai souffle de libertĂ© dans la navigation entre les zones. Cela rend l’exploration d’autant plus plaisante, tout en conservant un dĂ©coupage clair et lisible du monde. À mesure que l’histoire progresse, de nouvelles zones deviennent accessibles, ce qui renforce cette impression d’ouverture progressive et de montĂ©e en puissance.

Rune Factory: Guardians of Azuma ne rĂ©invente pas la roue, mais il remplit parfaitement son rĂŽle : offrir un savant mĂ©lange de RPG lĂ©ger, de simulation de vie et de gestion. On sent une rĂ©elle volontĂ© de moderniser la formule, avec quelques nouveautĂ©s bienvenues. Certes, tout n’est pas parfait entre contraintes de construction et redondance dans certains aspects, mais l’ensemble reste solide et agrĂ©able Ă  parcourir.

Les fans de la sĂ©rie y trouveront largement leur compte, tandis que les nouveaux venus pourront y voir une porte d’entrĂ©e accessible, Ă  condition d’apprĂ©cier les jeux qui prennent leur temps et rĂ©compensent l’investissement sur la durĂ©e. Comptez une bonne cinquantaine d’heures pour venir Ă  bout de l’aventure principale voire bien plus si vous souhaitez tout explorer Ă  fond.

Points Positifs

Points Négatifs

  • Une ambiance cozy et agrĂ©able, fidĂšle Ă  l’esprit de la sĂ©rie
  • LibertĂ© de construction trĂšs limitĂ©e et trop dirigĂ©e
  • Le vol Ă  dos de dragon, grisant et trĂšs rĂ©ussi
  • Emplacements imposĂ©s pour les bĂątiments, parfois frustrants
  • Des environnements variĂ©s et colorĂ©s, liĂ©s aux saisons
  • Redondance dans certains amĂ©nagements de villages
  • Le systĂšme de progression basĂ© sur l’usage des compĂ©tences
  • Quelques mĂ©caniques qui auraient gagnĂ© Ă  ĂȘtre plus poussĂ©es (Placements des constructions et dĂ©corations)
  • Une boucle de gameplay toujours aussi efficace et addictive
  • Les relations sociales sont parfois longue a monter
  • Une durĂ©e de vie gĂ©nĂ©reuse (50h+)
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