Le jeu Rune Factory: Guardians of Azuma est sorti sur PC (STEAM) , Nintendo Switch et Nintendo Switch 2 le 5 juin 2025. Il est proposé au prix de 69,99⏠en dématérialisé sur le store Nintendo pour la version Nintendo Switch 2, 59,99 ⏠pour la Version Nintendo Switch et également pour la Version STEAM.
Développé et édité par Marvelous, ce nouvel opus reprend les bases classiques de la licence tout en proposant quelques nouveautés intéressantes⊠mais avec quelques changements aussi.
Si vous avez dĂ©jĂ touchĂ© Ă un Rune Factory, vous ne serez pas dĂ©paysĂ©s : combats en temps rĂ©el, culture des champs, artisanat, cuisine, pĂȘche, relations sociales⊠tout y est. Le jeu repose toujours sur cette boucle de gameplay qui mĂȘle action-RPG et gestion de village avec une efficacitĂ© redoutable. Ce qui mâa plu, câest lâĂ©volution du personnage au fil de ses actions : plus on forge, plus on sâamĂ©liore en forge, pareil pour la magie, la cuisine, le jardinage et les combats⊠Câest simple, logique, et gratifiant.
Le systĂšme est fluide, les combats sont un peu plus dynamiques quâavant, et on prend plaisir Ă sâamĂ©liorer, Ă construire petit Ă petit sa routine.
Une des nouveautĂ©s, câest la possibilitĂ© de placer des maisons et des Ă©tablissements dans le village Cela change de s’occuper uniquement d’une ferme. En soi, lâidĂ©e est bonne : chaque bĂątiment apporte un bonus (production, relations, etc.), et on sent quâon participe vraiment Ă la prospĂ©ritĂ© du lieu.
Mais il y a un âmaisâ : les emplacements de construction sont imposĂ©s. On ne peut bĂątir que dans des zones spĂ©cifiques, signalĂ©es en vert olive sur la carte, et encore, uniquement Ă certains points bien prĂ©cis. RĂ©sultat : toute la dimension âamĂ©nagement du villageâ perd un peu de sa magie. Câest regrettable, car on sent quâil y avait le potentiel pour proposer une expĂ©rience plus libre et personnalisable.
De plus, bien que plusieurs villages soient Ă amĂ©nager, une certaine redondance dans les bĂątiments finit par se faire sentir. Heureusement, cela se renouvelle un peu du cĂŽtĂ© de lâagriculture : chaque village, quâil soit printanier, estival, automnal ou hivernal, permet dâexpĂ©rimenter des cultures diffĂ©rentes, ce qui apporte une touche de variĂ©tĂ© bienvenue.
Heureusement, un autre aspect vient contrebalancer cette rigiditĂ© : on peut attribuer diffĂ©rentes tĂąches aux villageois. Certains peuvent ĂȘtre envoyĂ©s couper du bois, dâautres miner, rĂ©colter des ressources, ou encore gĂ©rer un commerce. Câest un vĂ©ritable atout pour la gestion quotidienne, qui permet non seulement de gagner du temps, mais aussi de faire progresser efficacement la communautĂ©.
Dâautant plus que chaque villageois possĂšde ses propres compĂ©tences⊠ou ses dĂ©fauts. Il faut donc rĂ©flĂ©chir soigneusement avant de les affecter Ă un poste, car un mauvais choix peut ralentir toute la production. Ce systĂšme ajoute une dimension stratĂ©gique bienvenue.
Autre mĂ©canique importante : les relations avec les habitants. Pour progresser dans certains aspects du jeu, il est essentiel de parler rĂ©guliĂšrement aux villageois et de leur offrir des cadeaux (leurs objets prĂ©fĂ©rĂ©s, si possible). En renforçant vos liens, vous dĂ©bloquez de nouveaux dialogues, des Ă©vĂ©nements spĂ©ciaux⊠et surtout, la possibilitĂ© dâen emmener certains avec vous lors des phases dâexploration ou de combat. Câest super utile, surtout quand vous partez dans des zones un peu plus costaudes. Le casting est dâailleurs assez riche, avec une belle variĂ©tĂ© de personnages aux personnalitĂ©s bien distinctes, ce qui rend les interactions dâautant plus plaisantes.
Le jeu sâouvre sur une cinĂ©matique dâintroduction certes classique, mais diablement efficace : deux personnages sâaffrontent Ă dos de dragons dans un combat spectaculaire⊠qui tourne mal. Votre avatar (homme ou femme selon votre choix) se rĂ©veille ensuite, amnĂ©sique, dans un sanctuaire mystĂ©rieux. Un dĂ©but dĂ©jĂ vu, peut-ĂȘtre, mais qui fonctionne bien et plante immĂ©diatement le dĂ©cor. On sent dĂšs les premiĂšres minutes que lâunivers est plus soignĂ© et cohĂ©rent que dans certains Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents. Une vraie promesse dâaventure, avec ce petit frisson de âgrande quĂȘteâ qui dĂ©marre.
Il faut noter que Guardians of Azuma nâest pas un open world au sens strict et ce nâest pas plus mal. Ce sont plutĂŽt des zones ouvertes, interconnectĂ©es, avec des environnements variĂ©s Ă explorer. Et franchement, ça suffit : chaque zone est vivante, avec des ennemis, des ressources Ă rĂ©colter, des coins cachĂ©sâŠ
Et cerise sur le gĂąteau : on peut voler Ă dos de dragon pour survoler les paysages, explorer la carte vue du ciel et choisir librement son point dâatterrissage. Les premiĂšres fois, la sensation est grisante, presque magique, et apporte un vrai souffle de libertĂ© dans la navigation entre les zones. Cela rend lâexploration dâautant plus plaisante, tout en conservant un dĂ©coupage clair et lisible du monde. Ă mesure que lâhistoire progresse, de nouvelles zones deviennent accessibles, ce qui renforce cette impression dâouverture progressive et de montĂ©e en puissance.
Rune Factory: Guardians of Azuma ne rĂ©invente pas la roue, mais il remplit parfaitement son rĂŽle : offrir un savant mĂ©lange de RPG lĂ©ger, de simulation de vie et de gestion. On sent une rĂ©elle volontĂ© de moderniser la formule, avec quelques nouveautĂ©s bienvenues. Certes, tout nâest pas parfait entre contraintes de construction et redondance dans certains aspects, mais lâensemble reste solide et agrĂ©able Ă parcourir.
Les fans de la sĂ©rie y trouveront largement leur compte, tandis que les nouveaux venus pourront y voir une porte dâentrĂ©e accessible, Ă condition dâapprĂ©cier les jeux qui prennent leur temps et rĂ©compensent lâinvestissement sur la durĂ©e. Comptez une bonne cinquantaine dâheures pour venir Ă bout de lâaventure principale voire bien plus si vous souhaitez tout explorer Ă fond.
Points Positifs |
Points Négatifs |
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